Un lieu bien discret et caché.
L’histoire de la commune est intimement liée avec le site de la Musse qui signifie « lieu bien discret et caché », où au XIème siècle se dressait un château fort commandant la vallée de l’Iton et qui appartenait au Seigneur de Bois Gencelin. Outre la Musse, celui-ci possédait quatre autres fiefs : Morsent, Saint-Jean, le Buisson et Notre dame qui aujourd’hui constituent les différents quartiers de la commune.
Il ne reste aucun vestige des châteaux, du prieuré et des chapelles érigés sur ces territoires.
L’église, qui date du XIVème siècle, a longtemps été un lieu de pèlerinage qui a pris un grand développement au moment où l’Europe et l’Asie connurent la terrible épidémie appelée « peste noire ».
Apparue à Evreux en 1517, on pensa à recourir à Saint-Sébastien. Ses attributs sont les flèches, instruments de son supplice. On lui attribuait le pouvoir d’arrêter les épidémies de peste car on considérait cette épidémie comme décrochée par les flèches d’un Dieu irrité.
La commune connut ce pèlerinage jusqu’à la fin du XIXième siècle. Ce dernier avait lieu le lundi de Pentecôte et le jeudi de la Fête-Dieu. Les pèlerins venaient de paroisses très éloignées et étaient précédés des frères de la Charité avec à leur tête le tintenellier qui cadençait leurs pas au rythme de ses deux tintenelles (cloches).
La commune de Saint Sébastien de Morsent est née le 30 décembre 1844, elle est issue de la réunion de Saint Sébastien du Bois Gencelin à Notre Dame et Saint Jean de Morsent déjà réunies depuis 1274.
A cette époque, outre l’agriculture, une briqueterie faisait vivre les habitants. Chaque semaine, les cinq fours cuisaient des milliers de briques. Parmi les maisons les plus anciennes de la commune on peut découvrir encore ces maisons en brique.
L’enseignement était donné au hameau du Buisson dans une des propriétés appartenant au Comte de Fayet, le plus important propriétaire terrien à l’époque, et ce sont les religieuses de la Providence à Evreux qui enseignaient.
La commune entre de plein pied dans la République avec l’ouverture de la première école communale en mai 1903.
En 1928, c’est le sanatorium de la Musse qui s’installe dans la commune qui compte alors 240 habitants.
Jusque dans les années 60, la commune reste une commune rurale. Les seules dépenses d’investissement sont liées à l’adduction de l’eau, au goudronnage des routes (le programme prévoyait 2 km d’enrobé par an).
La commune connaît sa plus forte expansion dans les années 1970 et atteint son chiffre record de plus de 5000 habitants. Dès lors, Saint-Sébastien apparaît comme une commune périurbaine et l’ensemble des services et associations voient le jour.